Société Le Nickel (SLN)

La Société Le Nickel (SLN) est une véritable institution en Nouvelle-Calédonie. Elle est née à la fin du XIXème siècle.

La SLN est propriétaire de plusieurs infrastructures industrielles :

  • plusieurs sites d’exploration et d’exploitation des massifs miniers ;
  • plusieurs ports (près de chaque site d’extraction et à Nouméa) ;
  • une usine pyrometallurgique à Doniambo ;
  • une centrale thermique à Doniambo.

La centrale hydro-électrique de Yaté n’appartient pas à la SLN mais 90 % de l’électricité qui y est produite est utilisée par la SLN.

Les pressions environnementales engendrées

Dans les zones d’extraction, la végétation est détruite. Toutes les mines sont en effet « à ciel ouvert » et les routes qui y mènent sont également à nu. L’absence de végétation sur ces zones augmente l’érosion, en particuler des mines anciennes mal amenagées. Lorsqu’il pleut, des particules sont emmenées par le ruissellement et arrivent dans les rivières et dans le lagon. Elles comblent les rivières, modifient les estuaires et étouffent les récifs coralliens  et les herbiers. Ces particules contiennent des métaux, nocifs pour l’environnement.

Il arrive assez souvent que des fumées brunes et très denses s’échappent des cheminées.

Chaque centre minier dispose d’un port pour accueillir les minéraliers. La plupart des minéraliers transportent le minerai jusqu’à Nouméa où il est débarqué, tout comme les autres matières premières nécessaires au fonctionnement de l’usine (charbon, soufre). Le va-et-vient des minéraliers  représente une menace pour l’environnement. En effet, les accidents sont possibles (collision avec des animaux, fuite d’hydrocarbure, retournement de barge de chargement) et les peintures anti-salissures des coques sont particulièrement nocives (elles contiennent des contaminants organiques  et des métaux ). Par ailleurs, il y a un risque d’introduction d’espèces envahissantes (notamment par les eaux de ballast des navires).

L’usine utilise la pyrométallurgie. Le minerai est fondu dans des fours éléctriques alimentés avec du charbon et du soufre. Les fumées issues de la combustion contiennent donc des gaz à effet de serre (CO2) et du dioxyde de soufre (SO2) notamment. Le (SO2) participe à l’acidification  des pluies. Par ailleurs, il arrive assez souvent que le systême de filtration soit pris en défaut et des fumées brunes et très denses s’échappent du site. Il s’agit essentiellement de poussières  de minerai. Ces poussières contiennent des métaux, notamment du nickel, classé comme possiblement cancérigène par le centre international de recherche sur le cancer. La qualité de l’air autour de l’usine et sur la ville de Nouméa est suivie dans le réseau Scal’Air.


- conso d’électricité d’énergie par la
métallurigie en 2005 : 28 %
- conso d’électricité par la SLN : 90 %
de l’électricité produite par le barrage de Yaté
- consommation en eau douce : 1 300 000 m3/an

Pour fonctionner, l’usine a besoin d’électricité. Elle est produite par la centrale thermique de Doniambo  qui est une source de pollution. L’électricité provient également de la centrale hydroélectrique du lac de Yaté.

L’usine produit des déchets solides : environ 2 millions de tonnes de scories par an. On obtient en effet 750 kg de scories pour une tonne de minerai traitée. Ces scories sont stockées juste à côté de l’usine. Elles sont à l’origine de l’important remblai sur lequel l’usine a été construite.

L’usine rejette également de l’eau douce et de l’eau de mer. Elle consomme en effet de l’eau notamment pour refroidir les différentes installations. L’eau est rejetée dans la Grande Rade.

La nuit, le site de Doniambo est fortement éclairé et participe à la pollution lumineuse pouvant avoir un impact sur la faune, notamment les oiseaux.

Album

Sources