Pollution microbienne

On appelle « microbes » les micro-organismes tels que les bactéries, les virus et les parasites. La plupart d’entre eux sont inoffensifs mais certains sont dangereux pour l’Homme.

Certaines activités humaines rejettent des micro-organismes qui peuvent contaminer les milieux aquatiques (rivières et lagon).

Les sources de contamination microbienne des eaux sont multiples. Il s’agit en premier lieu des rejets d’eaux usées domestiques. Ces eaux polluées issues des activités humaines, souvent non traitées, contiennent de nombreux virus et bactéries. Les rejets des stations d’épuration, suivant l’efficacité du traitement effectué, peuvent eux-aussi contenir des micro-organismes. Les décharges sont aussi un site privilégié de développement de microbes qui, entrainés par les eaux pluviales, se retrouvent ensuite dans les milieux naturels.

Les contaminations microbiennes sont également causées par les rejets agricoles et aquacoles. Les animaux d’élevage quant à eux hébergent une quantité importante de bactéries, de virus et de parasites qu’ils évacuent avec leurs excréments. Ces microbes sont ensuite emportés par les eaux de pluie, depuis les rivières jusque dans le lagon. Les fermes aquacoles déversent avec leurs eaux usées bon nombre de microbes qui se développent dans les bassins d’élevage.

Enfin, les activités nautiques et notamment les bateaux au mouillage représentent une source non négligeable d’apports microbiens dans le lagon.

Les apports microbiens dans les milieux aquatiques sont une menace pour la santé publique
Impacts environnementaux des apports microbiens

Les microbes n’impactent pas trop le milieu marin car ils sont rapidement dilués et meurent rapidement dans l’eau de mer. On sait néanmoins que certains organismes vivants ont tendance à les absorber et à les concentrer. Il s’agit par exemple des coquillages filtreurs (huîtres, coques) dont certains sont consommés par l’Homme. Ceci engendre évidemment des risques sanitaires. Parmi les affections transmises par ces coquillages contaminés, les salmonelloses et les gastro-entérites virales sont au premier plan. Ces contaminations peuvent perturber la pêche récréative et la baignade. On assiste régulièrement à des fermetures de plages pour cause de pollution microbienne. Cela arrive notamment après de fortes pluies ayant fait déborder les réseaux d’assainissement.

Album

Sources
  • B. Beliaeff, G. Bouvet, J.-M. Fernandez, T. Laugier, C. David. Guide pour le suivi de la qualité du milieu marin en Nouvelle-Calédonie. ZONECO et CNRT, 2011.
  • M/ Juncker et G. Bouvet. Introduction à l’étude des pressions et des menaces sur les écosystèmes littoraux de Nouvelle-Calédonie. CRISP, 2006.

Résultats des suivis

 

Boite à outils

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