Taux d’accumulation de particules

Le taux d’accumulation de particules renseigne sur la quantité de particules qui se déposent sur le fond de la mer, en un temps donné.

On utilise cet indicateur pour évaluer l’impact de la déforestation, par exemple. En effet, la déforestation provoque une augmentation de l’érosion et donc de l’apport en particules dans la mer.

Cet indicateur est particulièrement adapté pour évaluer les effets à long terme des projets miniers. Mais il est aussi très adapté pour l’évaluation de l’efficacité d’un programme de lutte contre les feux ou de contrôle des populations de cerfs.

La mise en œuvre de cet indicateur demande un très grand savoir-faire. Il faut en effet être capable de prélever sous l’eau une carotte de sédiment (avec un carottier). Il faut ensuite couper la carotte sédimentaire en fine tranche et analyser chaque tranche avec des appareils sophistiqués. Le but est de déterminer l’âge de chacune des tranches et ainsi savoir à quelle vitesse les sédiments se sont accumulés. On peut ainsi savoir si les apports en particules, et indirectement l’érosion, ont varié au cours du temps.




Les valeurs communément observées sont les suivantes :

Taux d’accumulation de particules

(g/cm²/an)

Milieu considéré comme non perturbé

Milieu considéré comme modérément perturbé

Milieu considéré comme fortement perturbé

Fond de baie, littoral vaseux

< 0.15

[0.15– 0.60[

≥ 0.60

Baies avec embouchures, milieu côtier

< 0.40

[0.40 – 1.80[

≥ 1.80

Canyon sous-marin, zones profondes

< 0.30

[0.30 1.25[

≥ 1.25

Album

Sources
  • B. Beliaeff, G. Bouvet, J.-M. Fernandez, C. David, T. Laugier. Guide pour le suivi de la qualité du milieu marin en Nouvelle-Calédonie. Programme ZONECO et programme CNRT Le Nickel, 2011. 169 pages.

Résultats des suivis

 

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