Chasse

La chasse s’est développée au 19ème siècle avec l’introduction du Cerf sur le Territoire. C’est un loisir qui tient aujourd’hui une place importante dans la culture néo-calédonienne.

La chasse est réglementée et le port du permis, délivré gratuitement, est obligatoire.

La chasse au Cerf est la plus pratiquée. L’importante population de cerfs, le prestige des prises et la viande de bonne qualité en font une chasse très prisée. Certains gros mâles peuvent dépasser 150 kg et leur chair est très appréciée. Le Cerf est chassé toute l’année mais préférentiellement de juin à décembre. Les chasseurs le trouvent plutôt dans les zones de savane et de forêt sèche. Les prises sont limitées à un cerf mâle adulte par chasseur et par jour mais sont illimitées pour les femelles et les faons.

Une autre chasse importante concerne la chasse à la Roussette. La chasse a lieu à la tombée de la nuit et les roussettes sont tirées en vol. Elles sont assez vulnérables car elles se déplacent beaucoup et s’exposent aux tirs des chasseurs. Les prises sont limitées à cinq roussettes par chasseur et par jour.

La chasse à la Roussette n’est autorisée que
les samedis et dimanches du mois d’avril.

La chasse au Notou est également très pratiquée. Le Notou est le plus gros pigeon de Nouvelle-Calédonie. Il peut atteindre une cinquantaine de centimètres et peser jusqu’à 850 g. Son excellente chair en fait un met très prisé des calédoniens. Sa chasse n’est autorisée que les samedis et dimanches du mois d’avril. Les prises sont limitées à cinq notous par chasseur et par jour.

En Nouvelle-Calédonie, on chasse également les cochons sauvages. A l’origine, il s’agit d’animaux domestiques qui se sont échappés. Ces cochons sont chassés toute l’année et peuvent atteindre 60 kg.

D’autres gibiers sont chassés comme le Lapin de garenne, le Dindon sauvage, le Canard à sourcil et la Sarcelle grise.

Impacts sur l'environnement

Le développement de la chasse a conduit à l’introduction d’espèces. Souvent, ces introductions se soldent par de véritables catastrophes écologiques. C’est le cas pour le Cerf qui a dorénavant envahi le Territoire. En surpopulation, ils ravagent les forêts, le maquis minier, les zones de reboisement, les cultures et les pâturages. Les autorités organisent d’ailleurs des battues afin de tenter de réguler la population. La « prime à la mâchoire » encourage la chasse au Cerf.

Certains chasseurs n’hésitent pas à mettre
le feu à la forêt pour faciliter la chasse.

D’autres espèces sont au contraire menacées par une surchasse. C’est le cas de la Roussette et du Notou, pour lesquels la chasse est très limitée. Il existe cependant des actes de braconnage qui contribuent à décimer ces espèces.

Certains chasseurs sont à l’origine de dégradations des milieux naturels qu’ils parcourent. En effet, les plombs issus de leurs projectiles et les résidus de cartouches de balle sont rarement ramassés. Encore plus grave, certains chasseurs n’hésitent pas à mettre le feu à la forêt pour faciliter la chasse.

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